Il est des concerts qui vous sautent à la gorge, qui vous prennent aux tripes, qui vous hérisseraient tant de poils qu’ils vous feraient ressembler à un chimpanzé électrifié. Et je ne dis pas ça pour les sauts de cabris et les cris gutturaux observés lors du concert d’Adam Green à l’Alhambra. Déboulant sur scène telle une rock star avec son blouson en cuir clouté et ses cheveux longs en bataille, l’ancien chanteur des Moldy Peaches transforme ses douces mélodies de crooner en chansons brute de rock. Il transcende la salle de sa voix grave et sublime, de son humour décalé et absurde. Surtout, en forme comme jamais, il transmet son énergie punk à un public ravi de le voir débouler au-dessus de sa tête, jusqu’à ce qu’il en perde son ceinturon ! Le vaillant jeune homme qui le retrouva eu droit à une danse pour récompense et une belle galoche par-dessus le marché. Comme la majorité des gens du premier rang qui ont eu tout le loisir de lui hachurer le corps de leurs ongles. Adam Green semble s’être follement amusé : il a dansé comme une midinette allumeuse, a sauté comme un lapin, a marché comme un Egyptien…Il a démontré, en solo comme avec son formidable groupe, une aisance et un sens de la mélodie rare. Il a juste massacré son final Jessica en laissant le public beugler dans le micro et en entonnant une bribe de I’ll do it for you de Brian Adams…Il nous sera revenu lors du rappel en boxeur balançant des uppercuts dans le vide comme un damné. On aurait voulu jamais le quitter !
A quoi ça tient de choisir tel livre, tel CD, telle expo ? On peut se fier à ses goûts personnels toujours sûrs, se laisser prendre par une bonne critique piochée quelque part dans les médias ou s'en remettre au hasard d'un blog trouvé sur la toile...
mardi 9 mars 2010
vendredi 26 février 2010
Vu et approuvé/Kasabian & Vampire Weekend
SOS, voilà Fan Death
Premier exemple, celui de Fan Death avant la prestation de Vampire Weekend à l’Olympia. Ce groupe pioche allègrement ses références dans ce que les années 80 a de plus mauvais et nous gratifie même d’un violon pour le côté folklorique, faisant encore pire que ce jouait les Corrs dans les années 90…C’est dire ! Pour masquer ce massacre musical, la chanteuse a donc mis une robe très courte à frou-frou et fait des moulinets avec ses bras, sorte de Véronique sans Davina et sans douche à poil à la fin!Mais nous comble avec deux roues successives : ça tombe bien, j’avais justement envie de voir un pathétique cours de gymnastique…
Control, pâle copie des Kills
Deuxième exemple, celui de Control, en 1re partie de Kasabian, toujours à l’Olympia. Une formation française composée d’un homme et d’une femme, qui pique un peu tous les codes aux Kills, sauf le talent…Et comme ils ne font pas illusion longtemps sur scène, Mme a tout prévu, un strip tease tendance long effeuillage : après avoir retiré sa cape dont on se demande à quoi ça peut bien lui servir, voilà qu’elle retire sa veste sans T-shirt en dessous. Heureusement qu’elle avait pensé à rembourrer son soutien-gorge et qu’elle a des cheveux long et ébouriffées pour pouvoir passer ses mains dedans à l’envie…Si j’avais su, j’aurais regardé un feuilleton pseudo érotique sur M6.
Vive Vampire Weekend
Heureusement que les têtes d’affiches assurent ! Les Américains de Vampire Weekend en deux petits albums ont séduit tous les amateurs de rock assez ouverts pour écouter des sons venant ailleurs que des Etats-Unis ou d’Angleterre…En l’occurrence, l’Afrique, avec des percussions très insistantes et entêtantes qui correspondent parfaitement au sol rebondissant de l’Olympia. Ces étudiants surdoués savent régurgiter dans leur musique des tas d’influences et s’amusent à les télescoper, prenant à contre-pieds les danseurs qui ont le rythme dans la peau… Avec les Vampire Weekend, veux mieux être destructuré et affûté pour suivre la cadence infernale. Ils arrivent cependant à nous faire oublier combien leur musique est étudiée et intelligente, pour ne laisser qu’apparaître le « beat ». Le public ne s’y trompe pas, et les applaudit à tout rompre !
Kasabian, so english?
Kasabian est un peu le contraire : ethno et égocentrique, revendiquant leur citoyenneté anglaise en lançant très officiellement le maillot de foot de leur équipe nationale pour la Coupe du monde lors de leur concert à l’Olympia. Sauf que ce maillot moulant ne convient guère à un rockeur buveur de bière plus près du Bidochon que du David Beckham. Mais Kasabian a dès ses débuts montré quand même une certaine ouverture, avec un net penchant pour l’électro. Depuis, ils piochent ci et là des instruments (trompette, violon, tambourin…) qui donnent plus d’ampleur à leur musique et leur donne un visage plus cosmopolite. Ils ont aussi une facilité à écrire des tubes fédérateurs, qui peut pousser à la ferveur un public apathique. A la limite de la musique de hooligan en live, mais comme c’est bon parfois d’être décérébré !
vendredi 5 février 2010
Lu et approuvé/Délivrance
L'info en plus : Ce livre a reçu le prix Médicis étranger et a été adapté au cinéma par John Boorman en 1972.
jeudi 4 février 2010
Vu et approuvé/Invictus
Invictus,
Clint Eastwood
lundi 1 février 2010
Lu et approuvé/Les justes
jeudi 7 janvier 2010
Lu et approuvé/Mon chien Stupide
John Fante
mercredi 6 janvier 2010
Lu et approuvé/L'âme noire
L’âme noire,
Liam O’Flaherty
C’est un roman sur les sensations et les émotions, exigeant à lire ! Mais quelle force il dégage ! Les paysages y constituent des personnages à part entière, tourmentés ou tranquilles, orageux ou doux, à la faveur du roulement des saisons, de l’hiver à l’automne. Le climat sur l’île isolée d’Inverara en Irlande a un impact immédiat sur les habitants, aux caractères également fluctuants et même insaisissables. Le héros du roman, « l’étranger » comme l’appelle les habitants de l’île, arrive avec ses blessures de guerre, tout comme l’auteur très affecté psychologiquement pas son expérience dans les tranchées lors de la Première guerre mondiale. Il s’installe comme par enchantement chez un couple de paysans qui se détestent profondément et qui n’ont jamais consommé leur union. Ils forment un mariage à trois des plus boiteux. La jeune Mary, en mal d’amour, tombe sous le charme de l’étranger, mais celui-ci n’est pas un être facile à aimer et à apprivoiser. John le Rouge est malade de jalousie mais trop lâche pour chasser l’étranger. Le héros est lui dégoûté et attiré irrésistiblement par la vie de paysans, passant de l’amour à la haine dans un claquement de doigt pour tout ce qui l’entoure : les gens, les paysages, la vie en général. Nous le suivons, comme envoûté, dans ses pérégrinations physiques et intellectuelles.