vendredi 4 juin 2010

Lu et mitigé/Avec les pires intentions


Avec les pires intentions,
Alessandro Piperno


Aïe ! Encore une quatrième de couverture qui nous survend ce premier roman d’Alessandro Piperno en le décrivant comme « iconoclaste, provocateur, politiquement incorrect ». Certes, le romancier ne manque pas de talent mais ne mérite peut-être pas tous ces qualificatifs. J’ai bien aimé la galerie de portraits des Sonnino, une famille juive romaine et bourgeoise. Il y a Bepy, le patriarche flamboyant, qui a dilapidé toute la fortune familiale et qui a fait de nombreuses infidélités à sa femme, Teo, le fis cadet un peu trop porté sur la religion selon son père et qui part vivre en Israël, Luca, l’autre fils, albinos qui aime les affaires, les grosses voitures et les grandes marques…Il y a surtout Daniel, le petit-fils, narrateur de ce roman, adolescent terne et collectionneur de petite culotte…Mais une fois les portraits brossés – et certains passages sont redondants ce qui lassent à la fin- l’histoire vire à un scénario de la Boum légèrement érotisée qui pourrait s’intituler : Comment conquérir une fille que j’aime mais qui ne me voit que comme un bon copain ? Mmm, c’est tout de suite moins passionnant…


Une fois n’est pas coutume, voici une critique d’
Anne-Cécile Staman, une journaliste de Chronicart qui résume bien le roman :
"Indéniablement, Piperno a un sens aigu de la formule. Hélas, le brio clinquant s'accommode mal de la longueur, d'autant que la seconde partie du roman vire au mélo ironique. Le narrateur noircit des pages à raconter les historiettes d'une jeunesse aussi dorée que médiocre, et nous émoustille en retardant sans cesse la révélation du trauma post-pubère responsable de son naufrage annoncé. Alors on s'accroche, courageusement, dans l'espoir ultime de ressentir une bouffée d'empathie pour notre malheureux adolescent attardé. La déception n'en est que plus cruelle : en lieu et place d'une scène croustillante, il faudra se contenter d'un final à l'érotisme gentiment convenu. Avis aux amateurs de petite culotte et autre touche-pipi."
Retrouvez la chronique complète sur www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=9901

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